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Vivre entre les lignes

À partir de faits d’actualité ou de la vie quotidienne, ce carnet explore comment des informations, des programmes et des machines organisent nos relations avec les autres êtres humains, les organisations et même la société tout entière. Car, par-delà la compréhension de la société de l’information dans laquelle nous évoluons, il nous faut apprendre à y vivre et à en influencer démocratiquement les développements.

J’aurai fait ceci, mais les sondages m’incitent plutôt à faire cela !

Par exemple, nos décisions individuelles économiques, électorales et face à la grippe

Prolongement par écrit d’une chronique radio offerte le 17 septembre 2009 à l’émission Citoyen numérique sur 101,5 Radio Montréal.

Notion abordée : Un nombre croissant de décisions concernant les individus, les groupes et les sociétés sont fondées sur des informations personnelles ou des informations dérivées

Il nous faut l’admettre : nos décisions individuelles, nos comportements et nos opinions sont souvent influencés par des informations sur ce que font, pensent ou vivent nos concitoyens. Ces informations proviennent, par exemple, de sondages d’opinions ou de compilations de statistiques diverses, souvent résumés par les médias.

Grâce à l’informatique, il est désormais possible de manier et de transformer ces informations de mille manières.

Grâce au web, il nous est possible de rediffuser les nouvelles informations sous des formes interactives qui facilitent la prise de décision individuelle… et même d’en mesurer ensuite les conséquences sur la collectivité.

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Catégories : Chroniques radio, Observations
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Encore Facebook ! Mais vous aussi êtes légalement responsables des informations sur vos « amis »

En marge de l’enquête du Commissariat à la vie privée du Canada

Prolongement par écrit d’une chronique radio offerte le 23 juillet 2009 à l’émission Citoyen numérique sur101,5 Radio Montréal.

Notion abordée : Les informations (notamment les informations personnelles) et l’informatique jouent des rôles croissants dans la vie des individus, des groupes et des sociétés

Facebook a connu son lot de controverses à propos :

  • de ses tentatives de s’approprier à perpétuité les informations personnelles mis en ligne de ses usagers;
  • de la vente des ces informations à des entreprises commerciales;
  • de l’utilisation de ces mêmes informations afin de faire de la publicité ciblée;
  • de l’incapacité des usagers de faire effacer les informations qu’ils avaient mises en ligne, même une fois avoir fermé sa page et son compte Facebook.

Facebook par Max-B

Le 16 juillet 2009, le Commissariat à la vie privée du Canada publiait à son tour un rapport de conclusions de l’enquête menée à la suite d’une plainte déposée par la Clinique d’intérêt public et de politique d’Internet du Canada (CIPPIC) contre Facebook Inc. en regard de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques. Le rapport lui-même est volumineux. Il fait l’équivalent de quelque 150 pages. Cela s’explique par le caractère compliqué et ramifié de Facebook qui est plus qu’un site de réseautage social, mais plutôt un véritable environnement informationnel impliquant des centaines de milliers de partenaires, commerciaux ou non. Plusieurs ont déjà résumé ou commenté les conclusions de ce rapport concernant la gestion des informations personnelles des usagers par Facebook et par ses partenaires.

Par contre, on parle beaucoup moins de qui réalise l’essentiel de la production et de la circulation d’informations personnelles sur Facebook. Et ce n’est pas Facebook. Ni les partenaires d’affaires de Facebook. Le gros du maniement d’informations personnelles est le fait des usagers de Facebook eux-mêmes.

Le Commissariat à la vie privée du Canada a délibérément choisi de ne pas traiter du maniement effectué par les usagers dans son rapport. Pourtant, les usagers des services de réseautage sociaux (c’est-à-dire probablement vous qui lisez ces lignes) sont aussi soumis à des obligations légales similaires à celles s’appliquant aux entreprises offrant des réseaux sociaux et à leurs partenaires. Il serait bon qu’on le rappelle aussi.

Rappel des conclusions du Commissariat

Le rapport du Commissariat à la protection de la vie privée recommande notamment à Facebook de faire preuve de plus de transparence. Les plus de 12 millions d’utilisateurs canadiens du site de réseautage social doivent disposer des renseignements nécessaires pour prendre des décisions éclairées concernant les usages pouvant être faits ou non de leurs informations personnelles par Facebook, d’autres usagers (« amis » ou non), les publicitaires ainsi que les fournisseurs des quelque 350,000 applications (jeux, questionnaires, gadgets, horoscopes, etc.) offertes sur Facebook.

En effet, le Commissariat conclut que Facebook ne fournit pas aux usagers des renseignements sur les usages et les communications de leurs informations personnelles de manière suffisamment claire, complète et aux moments opportuns. En outre, les usagers Facebook ne se voient pas vraiment offrir l’opportunité de contrôler ou consentir ou non à ces usages et communications. Enfin, Facebook ne contrôle pas adéquatement l’accès et les usages que les entreprises partenaires font des informations personnelles sur les usagers et leurs « amis ».

Une obligation dans un pays peut s’appliquer partout

À la lecture du rapport, on constate que cette entreprise basée aux États-Unis se soumet volontiers à la loi fédérale canadienne. Il n’y a là rien de très étonnant ici. Facebook aurait déjà plus de 12 millions d’usagers canadiens. Il doit donc tenir compte des lois applicables au service qu’il offre au Canada à travers le Web. Cela même si les Canadiens ne sont qu’une minorité parmi les plus de 200 millions d’usagers de Facebook dans le monde. Ici, l’entreprise se comporte comme plusieurs de celles qui doivent effectuer des maniements d’informations à travers plusieurs pays. Elle cherche à se soumettre simultanément à toutes les lois applicables en harmonisant ses pratiques en fonction des dispositions les plus exigeantes (pourvu que ces dernières ne se contredisent pas entre elles). En pratique, cela veut dire que les amendements que Facebook apporte à ses façons de faire pour respecter le droit fédéral canadien profiteront probablement à l’ensemble de ses usagers à travers le monde.

Si Facebook est soumis au droit fédéral canadien, il l’est aussi aux lois des autres pays. Et dans le cas de fédérations, aux lois de leurs états constituants. Au Canada, cela veut dire aussi les lois des provinces et territoires. Or, il existe une différence notable entre le droit fédéral canadien d’une part, et celui de certaines autres juridictions d’autre part. La loi fédérale canadienne s’applique exclusivement au maniement d’informations personnelles dans le cadre d’activités dites « commerciales ». Cette loi impose donc des obligations aux Facebook et autres sites sociaux, ainsi qu’à leurs partenaires « commerciaux ». Par contre, plusieurs autres législations et principes de droits communs ailleurs dans le monde, s’applique au maniement d’informations personnelles par toute « personne », y compris les individus, indépendamment du caractère commercial ou non de sa finalité. Cela veut dire que les individus usagers de Facebook et autres sites sociaux ont souvent aussi des obligations légales.

Utilisateurs commerciaux contre utilisateurs non commerciaux

Le rapport du Commissariat à la vie privée du Canada a exclu de son enquête et de ses recommandations les obligations des usagers de Facebook en matière de gestion transparente et équitable d’informations personnelles sur leurs « amis », parce que ces usagers ne sont pas, a priori, des entreprises commerciales. Ainsi, l’enquête du Commissariat a, par exemple :

  • exclu de discuter la publication par des usagers Facebook d’informations et de photos sur leurs amis (puisqu’il ne s’agirait pas d’une activité commerciale); mais
  • inclu une discussion de l’utilisation par Facebook de l’adresse courriel des personnes non-usagers mentionnées dans les descriptions de ces mêmes photos (puisque cela permet à Facebook de réaliser une activité commerciale de sollicitation auprès d’éventuels futurs usagers).

De même, l’enquête a pour les mêmes raisons :

  • exclu la responsabilité de l’usager de permettre à un fournisseur d’une des 350,000 applications Facebook d’accéder à sa liste d’« amis»; mais
  • inclu la responsabilité de Facebook de surveiller et contrôler l’accès et l’usage que ces fournisseurs d’applications font de cette même liste d’« amis».

Cette exclusion des usagers se justifie aussi par l’objet de la plainte soumise qui s’effectuait contre Facebook et ses partenaires. Cette décision demeure cependant discutable dans la mesure où bon nombre d’usagers Facebook sont en fait des entreprises commerciales ou des individus qui se servent de Facebook à des fins professionnelles ou autres, assimilables à des activités commerciales. La loi fédérale canadienne s’applique pourtant à eux.

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Ainsi, le fait que le Commissariat se soit ainsi concentré sur les obligations des utilisateurs commerciaux ne veut nullement dire que les simples usagers de Facebook et autres réseaux sociaux ne sont soumis à aucune obligation légale. En outre, comme nous le verrons d’autres sources de droit peuvent imposer des obligations aux usagers individuels. On peut même aller plus loin, il n’est pas dit que les Facebook et autres réseaux sociaux n’ont pas le devoir de faciliter le respect des obligations légales de leurs usagers, individuels comme commerciaux. Et que ces mêmes obligations des usagers pourraient aussi avoir des conséquences pour leurs partenaires fournisseurs d’applications ou publicitaires.

Les obligations des usagers

Au Canada, le droit québécois présente l’intérêt de codifier ses règles de droit commun dans un texte de base, le Code civil du Québec. À l’instar des normes semblables ailleurs dans le monde, celui-ci énonce expressément que : « Toute personne a droit au respect de sa réputation et de sa vie privée » et que nul ne peut y porter atteinte sans que la personne concernée y consente. Concrètement, cela veut dire qu’un usager d’un réseau social ne pourrait pas publier des commentaires ou des photos sur la vie privée d’une autre personne, « ami » ou non, sans en l’informer, ni sans que cette autre personne n’y ait consenti. D’ailleurs, Code civil du Québec précise expressément qu’« utiliser son nom, son image, sa ressemblance ou sa voix à toute autre fin que l’information légitime du public » peut constituer une « atteinte à la vie privée d’une personne ».

Demander le consentement de la personne concernée préalablement à la publication sur le web peut être relativement facile avec lorsque celle-ci est un usager du même réseau social que vous. Cela peut cependant exiger des démarches plus exigeantes lorsque cette personne est un non-usager. Encore plus si elle est une personne qu’on connait peu.

Facebook offre aux usagers qui affichent des photos de tierces personnes de contacter ces dernières par courriel pour les en informer. Faudrait-il qu’il oblige cette prise de contact avant publication ?

En outre, ces mêmes dispositions légales affirment qu’on ne peut pas écrire ou afficher n’importe quoi pouvant affecter négativement la réputation d’un ami ou toute autre personne. Diverses décisions de tribunaux à travers le monde confirment que ce principe s’applique sur le Web comme ailleurs.

facebook

Le Code civil va plus loin. L’article 37 affirme que « Toute personne qui constitue un dossier sur une autre personne (…) ne peut, sans le consentement de l’intéressé ou l’autorisation de la loi », en communiquer des informations qu’il contient à des tiers. Ainsi, si je m’inscris à une application ou dans un réseau Facebook qui implique que des tiers auront accès à des informations sur mes « amis », je devrais demander leur consentement. Cela peu importe qu’il s’agisse d’information sur leur vie privée ou leur vie publique. Il s’agit seulement que cette information puisse être communiquée à une personne autre que moi-même et celle directement concernée. Cette règle ne s’applique cependant pas dans le cas de l’information légitime du public, c’est-à-dire à une activité de type journalistique ou de commentaire d’un fait d’actualité.

Le Code prévoit aussi que « toute personne peut, gratuitement, consulter et faire rectifier un dossier qu’une autre personne détient sur elle (…) pour informer un tiers (…) ». C’est-à-dire « faire corriger (…) des renseignements inexacts, incomplets ou équivoques; (…) faire supprimer un renseignement périmé ou non justifié (…) ou formuler par écrit des commentaires et les verser au dossier. » Ces dispositions particulières s’énoncent comme des règles typiques de bonnes pratiques de gestion des informations personnelles (mieux connue sous le terme de protection des renseignements personnels). Cependant, elles correspondent aussi à l’application des principes anciens de respect de la réputation et d’équité envers autrui qu’on retrouve dans beaucoup de systèmes légaux.

Ainsi, vous pouvez demander de faire rectifier des informations publiées dans Facebook ou autre site par tout usager soumis à une telle obligation. Et inversement, les personnes sur lesquelles vous publier des informations peuvent faire la même demande à votre endroit.

La pratique

La première difficulté est évidemment de connaître l’existence de ces informations si ces dernières ne sont pas accessibles à tous ou vous n’êtes pas vous-même usager du site de réseautage social. Ici, il n’y a guère de choix que d’établir une sorte de veille de ce qu’on publie sur vous sur le Web en utilisant des outils tel Google Alertes. Évidemment, vaut alors mieux ici ne pas avoir un nom ou des pseudonymes trop communs…

La seconde difficulté est de déterminer à quelles règles de quel endroit est soumise la personne qui a publié les informations contestées ou celle qui gère le site. D’où l’intérêt qu’un site établisse contractuellement des règles uniformes pour tous ses usagers, peu importe d’où ils sont sur la planète. Cependant, on ne peut pas affirmer qu’une simple déclaration du type « Vous ne publierez pas de contenu et vous n’entreprendrez rien sur Facebook qui pourrait enfreindre les droits d’autrui ou autrement enfreindre la loi » (comme on retrouve dans les Conditions d’utilisation) soit bien éclairante à ce sujet.

Enfin, la troisième difficulté est la résolution des désaccords. Si les commissions de protection des renseignements personnels offrent des recours accessibles et gratuits aux individus ayant des différends avec des organisations ou individus agissant professionnellement, qu’en est-il entre simples individus agissant à titre purement personnel ? Peuvent-ils s’adresser au gestionnaire du site ? Ou n’auront-ils d’autres choix que de s’adresser aux tribunaux ordinaires ?

On constate donc qu’il y a là tout un chantier à mettre en ordre.Tablette d'écriture cunéiforme

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Facebook Again! You Also Are Legally Responsible for the Information You Post on Your “Friends”

In the Wake of the Inquiry by the Privacy Commissioner of Canada

Extension in writing of a radio column aired on July 23, 2009 on the Citoyen Numérique on 101.5 Radio Montreal.

Notion addressed: Information (including personal information) and information technology play increasing roles in the lives of individuals, groups and societies

Facebook has had its share of controversies about:

  • its attempts to become perpetual owner of the personal information put online by its users;
  • the sale of this information to commercial enterprises;
  • the use of such information to produce targeted advertising;
  • the inability of users to delete the information they put online, even after having closed their page and their Facebook account.

Facebook par Max-B

On 16 July 2009, the Privacy Commissioner of Canada released a report of findings of an investigation following a complaint filed by the Public Interest Clinic and the Canadian Internet Policy ( CIPPIC) against Facebook Inc. under to theLaw on the Protection of Personal Information and Electronic Documents Act. The report itself is bulky. It makes the equivalent of about 150 pages. This reflects the complicated and ramified nature of Facebook which is more than a web site, but a real informational ecosystem involving hundreds of thousands of partners, most of them commercial. Many have already summarized or commented the conclusions of this report on the handling by Facebook and its partners of the users’ personal information.

By contrast, there has been much less discussion about those who conduct the bulk of the production and communication of personal information on Facebook. This is not Facebook. Nor Facebook’s business partners. In fact, the bulk of handling of personal information is done by Facebook’s users themselves.

The Privacy Commissioner of Canada has deliberately chosen not to deal with the users’ handling in the report. Then again, users of social networking sites (i.e. probably you who read this) are also subjected to legal obligations similar to those of corporations operating the social networks as well as their partners. A reality we must be reminded of. Lire la suite »

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Votre cote de crédit personnelle affecte celles des banques, et vice-versa

Comment les banques se sont servi des dossiers de crédit des consommateurs afin de les surendetter.

Et comment réduire vos dettes peut détériorer votre crédit plutôt que l’améliorer.

Extension par écrit d’une chronique radio offerte le 20 novembre 2008 à l’émission Citoyen numérique sur 101,5 Radio Montréal.

Notions abordées : -Un nombre croissant de décisions concernant les individus sont fondées sur des informations personnelles ou des informations dérivées ;

- Ces décisions sont de plus en plus prises avec l’aide de machines ou carrément par elles ;

- Les systèmes informatiques peuvent servir à imposer des règles de comportement ; et

- Les normes sociales imposées par l’informatique sont souvent transitoires.

La plupart des observateurs s’entendent que l’une des causes de la crise financière qui a, à son tour, engendré l’actuelle crise économique a été le surendettement des individus, tout particulièrement aux États-Unis.

Or, un article du New York Times (Banks Mine Data and Woo Troubled Borrowers - « Les banques explorent les données et courtisent les emprunteurs en difficulté ») explique comment les institutions financières se sont servis des informations des agences d’évaluation du crédit des consommateurs (communément appelés « bureaux de crédit » en Amérique du Nord) ainsi que de logiciels d’analyse automatique afin d’inciter les particuliers à s’endetter bien au-delà de leur capacité. 

Et nous verrons que ces mêmes outils informatiques peuvent piéger les personnes qui tentent d’améliorer leur crédit.

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Entre surveillance totale et autonomie : le tango marketeurs-individus à l’heure du ciblage comportemental

En marge d’une plainte du Center for Digital Democracy contre des fournisseurs de service internet et des agences de publicité.

Extension par écrit d’une chronique radio offerte le 2 avril 2009 à l’émission Citoyen numérique sur 101,5 Radio Montréal.

Notions abordées : Les informations sont des ressources stratégiques
Les informations sont donc source de conflits
La démocratie est un des modes de résolution des conflits relatifs aux informations.


On dit du ciblage comportemental (behavioral targeting ) qu’il est la voie d’avenir pour la publicité. Pour l’instant, il est l’objet de controverses et de conflits qui prennent de l’ampleur. Aux États-Unis, la Federal Communications CommissionFederal Communications Commission (FCC) propose des balises pour civiliser cette technique publicitaire. L’Europe songe carrément à une législation communautaire. Entretemps, le Center for Digital Democracy annonce la préparation des plaintes formelles contre des fournisseurs de service internet et des firmes publicitaires états-uniennes. Ce débat est mondial. Il aura des implications chez nous et pour nous aussi. L’enjeu : rien de moins que qui contrôlera l’histoire de nos vies.
Photo du site de la Cleveland State University Art Gallery
Personnaliser la communication
Le ciblage comportemental est un ensemble de techniques qui vise à personnaliser les messages transmis à un individu en fonction de ses centres d’intérêt tels que révélés par son usage d’internet. En publicité, la technique sert évidemment à personnaliser des messages publicitaires ou des offres de produits. Cependant, les mêmes outils peuvent également servir à personnaliser des suggestions de pages internet, d’articles, de pièces musicales, de vidéos, voire de résultats de moteur de recherche. Tout usage d’internet peut alimenter le ciblage, peu importe s’il est fait à partir d’un ordinateur ou la téléphonie mobile : pages visitées, recherches effectuées, produits achetés en ligne, clics sur bannière publicitaire, etc. Ou en d’autres mots, tous les pans de nos vies qui incluent l’emploi d’outils numériques. Or, il n’y a pas que les publicitaires qui s’y intéressent… Lire la suite »

Catégories : Chroniques radio, Débats

N’oubliez pas que la société de l’information existe !

Des risques des banques de données de recherches sur les populations et de la gestion de ces risques

Extension par écrit d’une chronique radio offerte le 5 février 2009 à l’émission Citoyen numérique sur 101,5 Radio Montréal.

 

 
Notion abordée On ne peut discuter d’un système d’information de manière isolée du reste de la « société de l’information » qui l’entoure.


Je suis un fidèle de l’émission Les Années Lumières de la Première Chaîne de Radio-Canada. Lors de l’émission présentant la revue de l’année 2008, les dernières minutes de l’entrevue sur CARTaGENE m’avaient fait sursauter.

CARTaGENE est un centre d’informations biomédicales soutenant la recherche sur les implications mutuelles entre les facteurs génétiques, environnementaux et comportementaux pour des maladies communes comme celles du cœur, le diabète et le cancer. Ce centre fait partie d’un grand réseau international d’organismes publics de recherche sur la génétique des populations humaines. Ces recherches sont prometteuses, autant en matière de traitement que de prévention des maladies. Jusqu’ici, peu à redire sur les finalités et les moyens de cette entreprise scientifique.

Cependant, je fus abasourdi par la soudaine faiblesse de l’entrevue lorsqu’il fut question des risques posés. Voici une transcription de l’échange :

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Catégories : Chroniques radio, Observations