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Vivre entre les lignes

À partir de faits d’actualité ou de la vie quotidienne, ce carnet explore comment des informations, des programmes et des machines organisent nos relations avec les autres êtres humains, les organisations et même la société tout entière. Car, par-delà la compréhension de la société de l’information dans laquelle nous évoluons, il nous faut apprendre à y vivre et à en influencer démocratiquement les développements.

Pour une appropriation citoyenne globale de l’information et de ses technologies

Tablette d'écriture cunéiformeAdaptation écrite d’une présentation faite lors d’un diner-causerie tenu à l’occasion du 10e anniversaire de Communautique, le 26 janvier 2010, à Montréal.

On m’a demandé de traiter de l’importance que les technologies de l’information et des communications ont prise au cours de la dernière décennie et celle qu’elles prendront dans un avenir prévisible, cela du point de vue des citoyens. Je vais me prêter à cet exercice à partir de la notion d’appropriation.
Titre: Appropriation citoyenne globale
L’Histoire montre que l’alphabétisation peut être une condition nécessaire à la démocratie. Cependant, le fait qu’une population soit fortement alphabétisée n’entraine pas pour autant que cette dernière vivra dans une société libre et démocratique. Beaucoup de populations fort instruites ont vécu, à un moment ou l’autre, sous un régime autoritaire ou dictatorial, voire totalitaire.

Similairement, on peut avancer que le fait qu’une population sache manier des dispositifs techniques n’entraine pas pour autant qu’elle maitrise comment les technologies organisent les rapports entre les citoyens. L’accès aux outils et le développement des habiletés à les manier seraient des conditions nécessaires, mais pas suffisantes à cette maitrise.

Illustrons cette affirmation par quelques exemples de dispositifs actuellement en déploiement.

Les scanneurs corporels

Au début de ce mois de janvier, le ministre fédéral des Transports, John Baird, a annoncé l’acquisition et l’installation dans les aéroports canadiens de 44 scanneurs corporels à un quart de million pièce. Faisons abstraction du débat légitime sur l’efficacité, réelle ou symbolique, de ces dispositifs. Dans moins de deux mois, nous, citoyens canadiens, aurons la liberté de choisir entre : ou bien, de nous faire palper avec les mains; ou bien, de nous faire palper avec les yeux.

Mais est-ce le seul choix offert par les technologies informatiques et d’imagerie numérique?

Un collègue m’a transmis le dossier de presse des articles publiés à la suite à cette annonce. On constate qu’à peu près personne n’a soulevé le fait que cet achat avait été commandé sans appel d’offre, ni qu’on aurait pu acquérir des logiciels qui, pour éviter la mise à nu : soit,  ne signalent que les emplacements douteux (comme en Europe); soit, reporte l’image exacte de la surface du corps de la personne sur un mannequin standard (par la technique du morphage - morphing en anglais). Le résultat d’une telle acquisition nous aurait offert un choix très différent entre : ou bien, nous faire palper avec les mains; ou bien, simplement faire détecter électroniquement la présence d’objets sur nous.
Différents types de scanneurs corporels

Apparemment, aucun député n’a parlé de ces options de rechange. Pas un journaliste. Pas une organisation de citoyens, de consommateurs ou de défense des droits. Même pas l’avis de la Commissaire à la vie privée du Canada.

Peut-être que le ministre Baird lui-même ignore ces options de rechange!

Pourtant en bons citoyens numériques, plusieurs d’entre nous savent comment utiliser un appareil photo numérique et des logiciels de traitement d’images; comment trouver le communiqué du ministre sur le Web; comment regarder son point de presse sur notre ordinateur ou téléphone; et comment discuter la nouvelle dans les blogues ou sur Twitter. Nous, on connait ça la techno!

Cartes bancaires à puce

Deuxième exemple : depuis 2008, les institutions financières canadiennes déploient leurs cartes bancaires à puce. Aucun ministre ou député fédéral, aucune association de consommateurs ou autre organisation de la société civile, aucun média n’a provoqué de débat public sur le modèle de système de paiement que pourrait supporter l’ajout d’un microprocesseur sur les cartes clients, de débit et de crédit.

Pourtant, depuis l’invention de la carte à microprocesseur, des centaines de manières différentes de l’utiliser furent conçues. L’éventail des applications disponibles va de systèmes très bavards sur le moindre geste posé par l’utilisateur à d’autres, ultra discrets, produisant aussi peu d’informations personnelles que l’utilisation du papier monnaie.
Différents types de paiements électroniques
Or, il ne peut y avoir qu’une seule configuration, ce qui légifère donc les rapports entre consommateurs, marchands et institutions financières.

Nous avions le choix! Par exemple, entre ne permettre aux banques de produire que très peu d’informations ou, à l’inverse, leur permettre d’en produire beaucoup, mais en les forçant à partager cette source précieuse de connaissances sur l’évolution de l’économie en temps réel.

Par exemple, le gouvernement de Madame Dominique Vien (ministre des Services gouvernementaux du Québec, autre oratrice de ce diner-causerie) doit prendre des décisions délicates à savoir si l’État doit garder le pied sur l’accélérateur de l’économie, lever le pied ou plutôt mettre les freins. Cependant, plusieurs des chiffres dont dispose le gouvernement ne peuvent souvent décrire que des situations vieilles de quatre mois! Voilà qui complique passablement la prise de décision. D’autant plus qu’à cause des mêmes retards dans la production d’informations, on ne pourra également vérifier quels auront été les effets des mesures retenues avant des mois.

Pourtant, la production continue par les banques d’informations détaillées et en temps réel sur les paiements électroniques (dont vous et moi payons directement la production à travers nos frais bancaires), combinée à la puissance des ordinateurs d’aujourd’hui, pourrait réduire ce décalage à quelque chose comme une semaine!

Cependant, ce débat public sur ce choix démocratique concernant la quantité d’informations générées ou non par les systèmes de paiement électronique et leur utilisation possible au profit, non seulement des banques, mais aussi de l’ensemble de la société n’a jamais eu lieu.

Mais en bons citoyens numériques, nous savons comment utiliser un guichet automatique ainsi que comment faire un don pour Haïti par transaction sur le Web ou avec un texto. Nous, on connait ça la techno!

Quelle appropriation?

Cela nous ramène au thème de l’appropriation. Généralement, on définit « l’appropriation » comme le processus par lequel un individu ou un groupe intègre une innovation dans ses pratiques et l’adapte à ses besoins.

Depuis 10 ans, Communautique, ses partenaires et de nombreux autres organismes oeuvrent à l’essentielle appropriation des outils informatiques par les citoyens. Ils travaillent et militent pour assurer un accès universel à Internet et à l’ordinateur. Ils forment à l’utilisation de logiciels, du Web, de réseaux sociaux et d’outils collaboratifs.

Appropriation des outils informatiques
Cependant, il faut admettre que former à l’utilisation d’outils n’est pas suffisant alors que les innovations s’immiscent de plus en plus dans le moindre objet. Jusqu’à nos pilules…

Pilules à micropuce

Les compagnies pharmaceutiques testent actuellement l’usage de comprimés à micropuce. Dans une de ces expériences, le dispositif envoie aux patients un texto de rappel sur son téléphone cellulaire s’ils ne suivent pas correctement l’ordonnance du médecin.

Un tel dispositif peut être configuré pour mettre en relation patients, médecins et pharmaciens de cent manières différentes. Par exemple, afin de vérifier si nous prenons bien nos médicaments. Pour nous faire livrer automatiquement le renouvellement de nos médicaments lorsque nos flacons se vident. Voire appeler l’ambulance, si nous avons gobé tout le flacon d’un seul trait.

La question est évidemment à savoir qui va décider d’une configuration plutôt que d’une autre? Donc, à déterminer comment s’organiseront les relations entre patients, médecins et pharmaciens. Et pourquoi pas aussi celles incluant les compagnies pharmaceutiques, les compagnies d’assurances et le monde de la recherche biomédicale.

N’avons-nous pas notre mot à dire? D’autant plus si ces dispositifs s’imposent progressivement à tous?

L’appropriation citoyenne

La démocratie exige ici que l’appropriation citoyenne aille par delà le simple maniement d’outils conçus par d’autres. Elle requiert que les citoyens et les groupes de la société civile puissent contribuer au développement des outils qui imposent une organisation des rapports interpersonnels; qu’ils puissent participer aux choix affectant cette organisation des rapports.

Cela implique, non seulement une connaissance des outils et de leur maniement, mais également (comme pour les scanneurs, cartes bancaires et pilules), une connaissance des différentes informations qui peuvent être produites ou non ainsi que des diverses manières dont elles peuvent être utilisées ou non.

Appropriation citoyenne globale de l'information et de ses technologies

Donc, une véritable appropriation citoyenne doit s’appliquer autant aux informations et aux rapports interpersonnels qu’aux outils informatiques.

Poussons plus loin. Non seulement, une telle appropriation citoyenne serait-elle nécessaire à garantir un caractère démocratique à une société de l’information, mais elle serait aussi nécessaire au succès même de l’informatisation de ses activités!

Déjà, les commerces en ligne ne peuvent faire le plein de profits et les services gouvernementaux en ligne ne peuvent avoir de sens que si le plus grand nombre possible de citoyens a accès à internet et sait comment s’en servir avec confiance.

Assurer l’adéquation des applications

Or, le succès de nombreux produits et services informatisés dépendra aussi de plus en plus de la capacité des citoyens de discuter d’informations, d’outils et de rapports interpersonnels. Lors d’une recherche que j’ai effectuée sur les services gouvernementaux en ligne, j’ai beaucoup discuté avec des concepteurs de ce qui pouvait faire qu’un système s’avère dysfonctionnel, enfonçant un citoyen dans un purgatoire bureaucratique kafkaïen plutôt que l’aider. L’objectif étant évidemment de comprendre, à contrario, comment s’assurer qu’un service informatisé fonctionne bien. La conclusion est résumée dans ce schéma qui énumère tous les facteurs dont il faut tenir compte (cliquer l’image pour agrandir).

Facteurs affectant l'adéquation d'un service en ligne

Je ne peux ici discuter avec vous l’ensemble de ces facteurs en détail. Contentons-nous pour l’instant d’affirmer qu’en pratique, il faut non seulement que l’organisation comprenne très bien toutes les dimensions de ses propres processus (ce qui est déjà un exigeant travail), mais il faut aussi qu’elle comprenne très bien pourquoi et comment différents citoyens - usagers ou consommateurs - utilisent différemment son service. Comment certaines catégories de personnes s’approprient-elles différemment le service pour quels buts différents. Inversement, il faut aussi que ces citoyens comprennent bien à quoi servent le service et les informations qu’ils échangent avec l’organisation afin qu’ils obtiennent les résultats qu’ils recherchent et fournissent les bonnes informations utiles à cette fin.

Premier exemple tout petit. Dans une application aussi simple qu’un service de changement d’adresse. Je demande au concepteur : « Quelle adresse la Régie d’Assurance-maladie, par exemple, détient-elle sur le citoyen assuré? » Le concepteur répond : « C’est clair, c’est l’adresse de domicile ». C’est en effet ce que prévoit la loi, mais je relance : « En êtes-vous sûr? » Le concepteur se met alors à rire : « En fait, on n’en a aucune idée ». Et à partir de là, nous avons exploré ensemble les cas de figure où le citoyen a fourni une adresse autre que de celle de leur domicile : comme les étudiants qui donnent l’adresse de leurs parents comme adresse postale fixe sachant qu’ils changeront souvent de lieu de résidence.

Peu importe les lois, les formulaires et les modèles de données, cela demeure les citoyens qui décident si dans la case « adresse », ils donneront une adresse de domicile, une adresse postale, une adresse de service ou autre.

Or, parmi la panoplie des moyens efficaces permettant de connaitre et comprendre les usages, attentes, besoins et contraintes des citoyens est la consultation publique. Qui mieux que les citoyens eux-mêmes ou les organisations qui travaillent quotidiennement avec eux peuvent signaler les différents usages et compréhensions d’un service donné?

Mon deuxième exemple fait dans le très gros et complexe : c’est l’immense chantier de l’informatisation des dossiers médicaux qui, dans un avenir prévisible, va couter bien au-delà d’un milliard de dollars au Québec, au-delà de cinq milliards au Canada. On a déjà perdu des dizaines de millions de nos impôts dans des solutions inadéquates. Et dans l’état de situation présente, on va encore en perdre des dizaines de millions d’autres en cours de route. Et une des causes de ces inadéquations est précisément une culture numérique insuffisante dans notre société.

Des hauts fonctionnaires m’ont confié qu’on arrive difficilement à arrimer la vision stratégique avec les besoins concrets sur le terrain. Or entretemps, on développe et on implante des solutions techniques. On procède finalement par une couteuse démarche d’essais et erreurs. Souvent, on m’a posé la question : « C’est clair qu’il faudrait consulter directement les patients et la population, mais comment fait-on ça? Déjà entre nous, professionnels qui y travaillent quotidiennement, il nous est difficile de partager une compréhension commune des systèmes. »

Le défi démocratique

Développer une capacité de discuter entre nous de dispositifs techniques compliqués représente effectivement un considérable défi culturel. Un défi qui doit être impérativement relevé. Car sinon, on devra faire face à bien plus grave que des inefficiences en nombre, en importance et en couts croissants (pensons seulement à la dégradation spectaculaire qu’ont connue les services à la clientèle de plusieurs grandes entreprises, par exemple). En effet, c’est la démocratie elle-même qui se trouve à risque si l’on abandonne progressivement les décisions relatives à l’organisation des rapports entre citoyens à des ingénieurs, à des technocrates ou à des fournisseurs plus bas soumissionnaires. Des décisions en plus souvent prises à l’étranger à cause de l’universalisation des produits ou des normes techniques devant assurer l’interopérabilité internationale des systèmes.

Nous ne sommes encore qu’au tout début du long processus d’informatisation des sociétés qui va progressivement s’insinuer dans les moindres recoins de nos vies, y compris jusque sous nos vêtements, dans nos portefeuilles et nos de pilules. Une large part des maniements d’informations en cause supportera des rapports interpersonnels en les façonnant dans le détail d’une manière qui s’imposera aux intéressés. La maitrise démocratique de cette forme de législation efficace rend nécessaire que nous tous - simples citoyens, organismes communautaires, gouvernements et entreprises - fassions évoluer l’idée d’appropriation et sa pratique à un niveau plus global qui embrasse les dimensions sociales, y compris celles carrément politiques, des choix techniques.

Schéma général de la présentation

Il s’agit, bien sûr, de bien plus que le défi d’une décennie, ou même celle d’une génération. C’est le défi posé par une véritable révolution qui s’étendra vraisemblablement sur tout ce siècle. Un défi considérable certes, mais excitant pour sûr! Un défi auquel je compte, évidemment, apporter ma petite contribution, notamment en collaboration étroite avec Communautique et ses partenaires.Tablette d'écriture cunéiforme

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Technoscience en société de l’information

Quelques notes tirées du dossier « Technoscience : la boite de Pandore » de la revue Relations

Débats Le numéro 734 (août 2009) de Relations comprend un dossier de neuf articles sur la technoscience auquel j’ai collaboré par un texte portant sur la biométrie (malheureusement, les 700 mots offerts m’ont obligé à maints raccourcis et contorsions : je promets donc de publier bientôt ici une version décompressée de mon article). Un dossier éclaté puisqu’il tente d’en aborder tantôt des questions transversales de nature civilisationnelle, éthique, économique et démocratique, tantôt des domaines particuliers telles les biotechnologies, les nanotechnologies et la biométrie ainsi qu’une utopie, le transhumanisme.

Relation no. 734

Tirons en ici, ce qui éclaire le thème propre au présent carnet, soit la vie citoyenne en société de l’information. Lire la suite »

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À propos de Vivre entre les lignes : le carnet

Tablette d'écriture cunéïformeÀ partir de faits d’actualité ou de la vie quotidienne, ce carnet explore comment les rapports entre les êtres humains, les organisations et les sociétés sont de plus en plus médiatisés et organisés par des informations, des programmes et des machines.

Avec vous, ce carnet en discute plus particulièrement les questions et les enjeux citoyens.

 

« Vivre entre les lignes » ?

L’informatisation en cours de la société nous oblige à apprendre, individuellement et collectivement, comment vivre entre les lignes des formulaires, des dossiers et de statistiques qui nous décrivent ; entre les lignes de codes et de programmes qui nous encadrent ; les lignes de transmission d’informations qui nous relient.

Vivre entre les lignes : le carnet est une des activités du programme Apprendre à vivre entre les lignes dont le principal objectif est le développement d’une culture générale sur le rôle social de l’informatique. Le volet public de ce programme comprend actuellement le présent carnet ainsi que la chronique de l’émission Citoyen numérique de Radio-Montréal 101,5 (dont on retrouvera notamment ici des transcriptions écrites et des liens vers des fichiers audio). D’autres activités destinées au grand public viendront s’ajouter.

 

« Une culture générale sur le rôle social de l’informatique » ?

Notre inculture au sujet de comment nos relations sociales s’organisent à travers l’informatique apparait évidente par comparaison avec notre aisance à comprendre l’une des informations les plus abstraites conçues par l’Humanité : l’argent. Nous comprenons tous quelle est la nature de l’argent et quel pouvoir (d’achat) il représente. Nous pouvons aisément débattre les différents rôles que l’argent peut jouer dans les rapports entre employeur et employé, entre l’État et les citoyens, entre deux conjoints, entre parents et enfants, entre composantes d’une société, et même entre pays. Nous en discutons sous toute sorte d’angles, du psychologique le plus intime au politique le plus collectif. Or, ne devrions-nous pas pouvoir discuter de manière tout aussi aisée de toutes ces autres types d’informations, maniées souvent par les mêmes machines qui manient l’argent, et qui jouent des rôles au moins aussi importants dans nos vies ?

 

« Enjeux citoyens de l’informatique » ?

L’une des idées centrales qu’explore ce carnet est l’informatique comme forme efficace de législation. Un texte de loi peut rester sans effet ouêtre appliqué avec plus ou moins de discrétion par les êtres humains. Par contre, la règle inscrite dans un programme informatique ou le ventre d’une machine sera automatiquement et impitoyablement appliquée quoiqu’il arrive. Il est également relativement aisé de réécrire le texte d’une loi inadaptée, mais souvent fort coûteux et compliqué de changer des dispositifs techniques une fois implantés. Nous admettons qu’en démocratie, non seulement un projet de loi ne peut être adopté à l’insu des citoyens concernés, mais surtout sans leur avoir donné l’occasion de se faire entendre et d’influencer le processus de rédaction et d’adoption. Alors, pourquoi devrions laisser aux seuls ingénieurs, technocrates et fournisseurs plus bas soumissionnaires toute latitude pour régir nos vies grâce à des outils informatiques ? L’obligation de vivre entre les lignes de leurs informations et leurs programmes ne nous donne-t-elle pas le droit d’avoir notre mot à dire ?

Ce carnet décline cette idée centrale et d’autres sous forme de questions et d’enjeux citoyens.

 

Pourquoi ce carnet sur Parole citoyenne ?

Parce que ce carnet n’est qu’un élément parmi plusieurs médias (courts métrages, extraits de films, fichiers audios, schémas, photos, textes) que le site Parole citoyenne permettra d’offrir conformément à sa mission d’être « une plate-forme pour les créateurs, les penseurs et les citoyens, un espace de prise de parole et d’information propice aux débats. »Tablette d'écriture cunéïforme

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