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Vivre entre les lignes

À partir de faits d’actualité ou de la vie quotidienne, ce carnet explore comment des informations, des programmes et des machines organisent nos relations avec les autres êtres humains, les organisations et même la société tout entière. Car, par-delà la compréhension de la société de l’information dans laquelle nous évoluons, il nous faut apprendre à y vivre et à en influencer démocratiquement les développements.

Encore Facebook ! Mais vous aussi êtes légalement responsables des informations sur vos « amis »

En marge de l’enquête du Commissariat à la vie privée du Canada

Prolongement par écrit d’une chronique radio offerte le 23 juillet 2009 à l’émission Citoyen numérique sur101,5 Radio Montréal.

Notion abordée : Les informations (notamment les informations personnelles) et l’informatique jouent des rôles croissants dans la vie des individus, des groupes et des sociétés

Facebook a connu son lot de controverses à propos :

  • de ses tentatives de s’approprier à perpétuité les informations personnelles mis en ligne de ses usagers;
  • de la vente des ces informations à des entreprises commerciales;
  • de l’utilisation de ces mêmes informations afin de faire de la publicité ciblée;
  • de l’incapacité des usagers de faire effacer les informations qu’ils avaient mises en ligne, même une fois avoir fermé sa page et son compte Facebook.

Facebook par Max-B

Le 16 juillet 2009, le Commissariat à la vie privée du Canada publiait à son tour un rapport de conclusions de l’enquête menée à la suite d’une plainte déposée par la Clinique d’intérêt public et de politique d’Internet du Canada (CIPPIC) contre Facebook Inc. en regard de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques. Le rapport lui-même est volumineux. Il fait l’équivalent de quelque 150 pages. Cela s’explique par le caractère compliqué et ramifié de Facebook qui est plus qu’un site de réseautage social, mais plutôt un véritable environnement informationnel impliquant des centaines de milliers de partenaires, commerciaux ou non. Plusieurs ont déjà résumé ou commenté les conclusions de ce rapport concernant la gestion des informations personnelles des usagers par Facebook et par ses partenaires.

Par contre, on parle beaucoup moins de qui réalise l’essentiel de la production et de la circulation d’informations personnelles sur Facebook. Et ce n’est pas Facebook. Ni les partenaires d’affaires de Facebook. Le gros du maniement d’informations personnelles est le fait des usagers de Facebook eux-mêmes.

Le Commissariat à la vie privée du Canada a délibérément choisi de ne pas traiter du maniement effectué par les usagers dans son rapport. Pourtant, les usagers des services de réseautage sociaux (c’est-à-dire probablement vous qui lisez ces lignes) sont aussi soumis à des obligations légales similaires à celles s’appliquant aux entreprises offrant des réseaux sociaux et à leurs partenaires. Il serait bon qu’on le rappelle aussi.

Rappel des conclusions du Commissariat

Le rapport du Commissariat à la protection de la vie privée recommande notamment à Facebook de faire preuve de plus de transparence. Les plus de 12 millions d’utilisateurs canadiens du site de réseautage social doivent disposer des renseignements nécessaires pour prendre des décisions éclairées concernant les usages pouvant être faits ou non de leurs informations personnelles par Facebook, d’autres usagers (« amis » ou non), les publicitaires ainsi que les fournisseurs des quelque 350,000 applications (jeux, questionnaires, gadgets, horoscopes, etc.) offertes sur Facebook.

En effet, le Commissariat conclut que Facebook ne fournit pas aux usagers des renseignements sur les usages et les communications de leurs informations personnelles de manière suffisamment claire, complète et aux moments opportuns. En outre, les usagers Facebook ne se voient pas vraiment offrir l’opportunité de contrôler ou consentir ou non à ces usages et communications. Enfin, Facebook ne contrôle pas adéquatement l’accès et les usages que les entreprises partenaires font des informations personnelles sur les usagers et leurs « amis ».

Une obligation dans un pays peut s’appliquer partout

À la lecture du rapport, on constate que cette entreprise basée aux États-Unis se soumet volontiers à la loi fédérale canadienne. Il n’y a là rien de très étonnant ici. Facebook aurait déjà plus de 12 millions d’usagers canadiens. Il doit donc tenir compte des lois applicables au service qu’il offre au Canada à travers le Web. Cela même si les Canadiens ne sont qu’une minorité parmi les plus de 200 millions d’usagers de Facebook dans le monde. Ici, l’entreprise se comporte comme plusieurs de celles qui doivent effectuer des maniements d’informations à travers plusieurs pays. Elle cherche à se soumettre simultanément à toutes les lois applicables en harmonisant ses pratiques en fonction des dispositions les plus exigeantes (pourvu que ces dernières ne se contredisent pas entre elles). En pratique, cela veut dire que les amendements que Facebook apporte à ses façons de faire pour respecter le droit fédéral canadien profiteront probablement à l’ensemble de ses usagers à travers le monde.

Si Facebook est soumis au droit fédéral canadien, il l’est aussi aux lois des autres pays. Et dans le cas de fédérations, aux lois de leurs états constituants. Au Canada, cela veut dire aussi les lois des provinces et territoires. Or, il existe une différence notable entre le droit fédéral canadien d’une part, et celui de certaines autres juridictions d’autre part. La loi fédérale canadienne s’applique exclusivement au maniement d’informations personnelles dans le cadre d’activités dites « commerciales ». Cette loi impose donc des obligations aux Facebook et autres sites sociaux, ainsi qu’à leurs partenaires « commerciaux ». Par contre, plusieurs autres législations et principes de droits communs ailleurs dans le monde, s’applique au maniement d’informations personnelles par toute « personne », y compris les individus, indépendamment du caractère commercial ou non de sa finalité. Cela veut dire que les individus usagers de Facebook et autres sites sociaux ont souvent aussi des obligations légales.

Utilisateurs commerciaux contre utilisateurs non commerciaux

Le rapport du Commissariat à la vie privée du Canada a exclu de son enquête et de ses recommandations les obligations des usagers de Facebook en matière de gestion transparente et équitable d’informations personnelles sur leurs « amis », parce que ces usagers ne sont pas, a priori, des entreprises commerciales. Ainsi, l’enquête du Commissariat a, par exemple :

  • exclu de discuter la publication par des usagers Facebook d’informations et de photos sur leurs amis (puisqu’il ne s’agirait pas d’une activité commerciale); mais
  • inclu une discussion de l’utilisation par Facebook de l’adresse courriel des personnes non-usagers mentionnées dans les descriptions de ces mêmes photos (puisque cela permet à Facebook de réaliser une activité commerciale de sollicitation auprès d’éventuels futurs usagers).

De même, l’enquête a pour les mêmes raisons :

  • exclu la responsabilité de l’usager de permettre à un fournisseur d’une des 350,000 applications Facebook d’accéder à sa liste d’« amis»; mais
  • inclu la responsabilité de Facebook de surveiller et contrôler l’accès et l’usage que ces fournisseurs d’applications font de cette même liste d’« amis».

Cette exclusion des usagers se justifie aussi par l’objet de la plainte soumise qui s’effectuait contre Facebook et ses partenaires. Cette décision demeure cependant discutable dans la mesure où bon nombre d’usagers Facebook sont en fait des entreprises commerciales ou des individus qui se servent de Facebook à des fins professionnelles ou autres, assimilables à des activités commerciales. La loi fédérale canadienne s’applique pourtant à eux.

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Ainsi, le fait que le Commissariat se soit ainsi concentré sur les obligations des utilisateurs commerciaux ne veut nullement dire que les simples usagers de Facebook et autres réseaux sociaux ne sont soumis à aucune obligation légale. En outre, comme nous le verrons d’autres sources de droit peuvent imposer des obligations aux usagers individuels. On peut même aller plus loin, il n’est pas dit que les Facebook et autres réseaux sociaux n’ont pas le devoir de faciliter le respect des obligations légales de leurs usagers, individuels comme commerciaux. Et que ces mêmes obligations des usagers pourraient aussi avoir des conséquences pour leurs partenaires fournisseurs d’applications ou publicitaires.

Les obligations des usagers

Au Canada, le droit québécois présente l’intérêt de codifier ses règles de droit commun dans un texte de base, le Code civil du Québec. À l’instar des normes semblables ailleurs dans le monde, celui-ci énonce expressément que : « Toute personne a droit au respect de sa réputation et de sa vie privée » et que nul ne peut y porter atteinte sans que la personne concernée y consente. Concrètement, cela veut dire qu’un usager d’un réseau social ne pourrait pas publier des commentaires ou des photos sur la vie privée d’une autre personne, « ami » ou non, sans en l’informer, ni sans que cette autre personne n’y ait consenti. D’ailleurs, Code civil du Québec précise expressément qu’« utiliser son nom, son image, sa ressemblance ou sa voix à toute autre fin que l’information légitime du public » peut constituer une « atteinte à la vie privée d’une personne ».

Demander le consentement de la personne concernée préalablement à la publication sur le web peut être relativement facile avec lorsque celle-ci est un usager du même réseau social que vous. Cela peut cependant exiger des démarches plus exigeantes lorsque cette personne est un non-usager. Encore plus si elle est une personne qu’on connait peu.

Facebook offre aux usagers qui affichent des photos de tierces personnes de contacter ces dernières par courriel pour les en informer. Faudrait-il qu’il oblige cette prise de contact avant publication ?

En outre, ces mêmes dispositions légales affirment qu’on ne peut pas écrire ou afficher n’importe quoi pouvant affecter négativement la réputation d’un ami ou toute autre personne. Diverses décisions de tribunaux à travers le monde confirment que ce principe s’applique sur le Web comme ailleurs.

facebook

Le Code civil va plus loin. L’article 37 affirme que « Toute personne qui constitue un dossier sur une autre personne (…) ne peut, sans le consentement de l’intéressé ou l’autorisation de la loi », en communiquer des informations qu’il contient à des tiers. Ainsi, si je m’inscris à une application ou dans un réseau Facebook qui implique que des tiers auront accès à des informations sur mes « amis », je devrais demander leur consentement. Cela peu importe qu’il s’agisse d’information sur leur vie privée ou leur vie publique. Il s’agit seulement que cette information puisse être communiquée à une personne autre que moi-même et celle directement concernée. Cette règle ne s’applique cependant pas dans le cas de l’information légitime du public, c’est-à-dire à une activité de type journalistique ou de commentaire d’un fait d’actualité.

Le Code prévoit aussi que « toute personne peut, gratuitement, consulter et faire rectifier un dossier qu’une autre personne détient sur elle (…) pour informer un tiers (…) ». C’est-à-dire « faire corriger (…) des renseignements inexacts, incomplets ou équivoques; (…) faire supprimer un renseignement périmé ou non justifié (…) ou formuler par écrit des commentaires et les verser au dossier. » Ces dispositions particulières s’énoncent comme des règles typiques de bonnes pratiques de gestion des informations personnelles (mieux connue sous le terme de protection des renseignements personnels). Cependant, elles correspondent aussi à l’application des principes anciens de respect de la réputation et d’équité envers autrui qu’on retrouve dans beaucoup de systèmes légaux.

Ainsi, vous pouvez demander de faire rectifier des informations publiées dans Facebook ou autre site par tout usager soumis à une telle obligation. Et inversement, les personnes sur lesquelles vous publier des informations peuvent faire la même demande à votre endroit.

La pratique

La première difficulté est évidemment de connaître l’existence de ces informations si ces dernières ne sont pas accessibles à tous ou vous n’êtes pas vous-même usager du site de réseautage social. Ici, il n’y a guère de choix que d’établir une sorte de veille de ce qu’on publie sur vous sur le Web en utilisant des outils tel Google Alertes. Évidemment, vaut alors mieux ici ne pas avoir un nom ou des pseudonymes trop communs…

La seconde difficulté est de déterminer à quelles règles de quel endroit est soumise la personne qui a publié les informations contestées ou celle qui gère le site. D’où l’intérêt qu’un site établisse contractuellement des règles uniformes pour tous ses usagers, peu importe d’où ils sont sur la planète. Cependant, on ne peut pas affirmer qu’une simple déclaration du type « Vous ne publierez pas de contenu et vous n’entreprendrez rien sur Facebook qui pourrait enfreindre les droits d’autrui ou autrement enfreindre la loi » (comme on retrouve dans les Conditions d’utilisation) soit bien éclairante à ce sujet.

Enfin, la troisième difficulté est la résolution des désaccords. Si les commissions de protection des renseignements personnels offrent des recours accessibles et gratuits aux individus ayant des différends avec des organisations ou individus agissant professionnellement, qu’en est-il entre simples individus agissant à titre purement personnel ? Peuvent-ils s’adresser au gestionnaire du site ? Ou n’auront-ils d’autres choix que de s’adresser aux tribunaux ordinaires ?

On constate donc qu’il y a là tout un chantier à mettre en ordre.Tablette d'écriture cunéiforme

Catégories : Chroniques radio, Observations
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Facebook Again! You Also Are Legally Responsible for the Information You Post on Your “Friends”

In the Wake of the Inquiry by the Privacy Commissioner of Canada

Extension in writing of a radio column aired on July 23, 2009 on the Citoyen Numérique on 101.5 Radio Montreal.

Notion addressed: Information (including personal information) and information technology play increasing roles in the lives of individuals, groups and societies

Facebook has had its share of controversies about:

  • its attempts to become perpetual owner of the personal information put online by its users;
  • the sale of this information to commercial enterprises;
  • the use of such information to produce targeted advertising;
  • the inability of users to delete the information they put online, even after having closed their page and their Facebook account.

Facebook par Max-B

On 16 July 2009, the Privacy Commissioner of Canada released a report of findings of an investigation following a complaint filed by the Public Interest Clinic and the Canadian Internet Policy ( CIPPIC) against Facebook Inc. under to theLaw on the Protection of Personal Information and Electronic Documents Act. The report itself is bulky. It makes the equivalent of about 150 pages. This reflects the complicated and ramified nature of Facebook which is more than a web site, but a real informational ecosystem involving hundreds of thousands of partners, most of them commercial. Many have already summarized or commented the conclusions of this report on the handling by Facebook and its partners of the users’ personal information.

By contrast, there has been much less discussion about those who conduct the bulk of the production and communication of personal information on Facebook. This is not Facebook. Nor Facebook’s business partners. In fact, the bulk of handling of personal information is done by Facebook’s users themselves.

The Privacy Commissioner of Canada has deliberately chosen not to deal with the users’ handling in the report. Then again, users of social networking sites (i.e. probably you who read this) are also subjected to legal obligations similar to those of corporations operating the social networks as well as their partners. A reality we must be reminded of. Lire la suite »

Catégories : Chroniques radio, Observations
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I Avoid The Word “Privacy” (And You Should Too)

About one obstacle to thinking about our relationships through information

Tablette d'écriture cunéiformeNotion addressed: Information (including personal information) and information technology play multiple growing roles in every aspect of the lives of individuals, groups and societies.

I was planning to write my own reading of the inquiry and recommendations of the Privacy Commissioner of Canada on the management of personal information by Facebook. However, I too often stumbled on the words “privacy” in the documentation of the Commissioner and articles from the media and other commentators. Too often not to publish beforehand this cautionary piece.

Early in my work, I became cautious with the use of the term “privacy“. It has so many different meanings that it becomes a genuine barrier to communication. More importantly, its use has become customary whenever it comes to discussing personal information handling. So much so that it now constitutes a real obstacle to the exercise of thinking specific usages and their social roles and implications. As a result, we also observe technical, social, economical and commercial failures. Lire la suite »

Catégories : Observations, À propos de VELL
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J’évite les mots « vie privée » (et vous le devriez aussi)

D’un obstacle à la pensée sur nos rapports à travers le maniement d’informations

Tablette d'écriture cunéiformeNotion abordées : Les informations (notamment les informations personnelles) et l’informatique jouent des rôles croissants et multiples dans les moindres aspects de la vie des individus, des groupes et des sociétés

Je souhaite écrire ma propre lecture de l’enquête et des recommandations du Commissariat à la vie privée du Canada sur la gestion des informations personnelles par Facebook. Cependant, je me butais trop souvent sur les mots « vie privée » dans la documentation du Commissariat et les articles des médias et autres commentateurs. Trop pour ne pas publier au préalable le présent texte de mise en garde.

Depuis longtemps, je me méfie du terme « vie privée ». Il possède tant de significations différentes qu’il en devient un véritable obstacle à la communication. Plus grave encore, son emploi est devenu un automatisme chaque fois qu’il est question de maniement d’informations personnelles. Si bien qu’il constitue aujourd’hui un réel obstacle à l’exercice même de penser ces maniements, leurs rôles et leurs implications. Avec notamment comme conséquences, de nombreux échecs informatiques, sociaux, économiques et commerciaux. Lire la suite »

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Power.com et Facebook se battent entre elles au sujet de nos droits

Brève :  Quand des entreprises commerciales vont devant les tribunaux sur la question d’à qui appartient les informations des utilisateurs des sites sociaux

Débats Power.com est un site web qui permet aux personnes qui utilisent plusieurs sites de socialisation (Twitter, Myspace, LinkedIn et autres) de gérer toutes leurs communications sociales à partir d’un seul endroit. Facebook avait déposé une poursuite en justice contre Power.com pour viol de droits d’auteur et concurrence déloyale ainsi qu’accès illégale à son site, en demandant à ses abonnés leur nom d’usager et leur mot de passe. Cette dernière pratique, prétend Facebook, porte atteinte à la vie privée et à la sécurité des abonnés.

Power.com vs Facebook

Power réplique maintenant avec une contrepoursuite en arguant, notamment, que Facebook restreint indument l’accès de ses abonnés à leurs informations personnelles quand il les empêche de s’en servir comme ils le veulent (notamment grâce à l’outil offert par Power, évidemment). D’ailleurs, Power.com proclame le droit absolu de l’usager internet sur ses propres contenus, incluant profils personnels, messages, médias, contacts et toute autre information ainsi que le droit d’accéder, de disséminer, transférer ou agréger ces mêmes contenus sur toute plateforme, ou d’autoriser un tiers de le faire pour eux (ce tiers pouvant être Power, tout aussi évidemment).

Bref, Madame, Monsieur, deux entreprises commerciales s’apprêtent à s’affronter dans l’arène judiciaire, chacune en champion de nos droits fondamentaux de citoyens numériques.

Questions : Qui a autorisé ces tiers à ainsi défendre nos droits en notre nom ?

Étant donné que, apparemment, ce sont de nos droits qu’il s’agit, le juge va-t-il s’enquérir de notre opinion à ce sujet ? Ou en d’autres mots, qui nous représentent nous, les usagers dont on s’arrache la clientèle et les informations personnelles ?

Qu’adviendra-t-il de nos droits si nos deux entreprises championnes décident en cours de route d’une entente à l’amiable, à l’écart du regard du juge, voire même d’une entente confidentielle à l’écart de notre propre connaissance ?

À suivre…

Sources : The Washington Post, Justice News Flash.comTablette d'écriture cunéiforme

Catégories : Brèves, Débats
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Power.com and Facebook are fighting among themselves about our rights

In Brief: When commercial enterprises go in court on the question of who owns the information of users of social sites

Débats Power.com is a website that allows people who use multiple social sites (Twitter, Myspace, LinkedIn and others) to manage all their communications from a single location. Facebook had filed a lawsuit against Power.com for copyright violation, unfair competition and illegal access to its website, by asking its subscribers their user name and password. This latter practice, Facebook claims, violates the privacy and security of subscribers.

Power.com Vs. Facebook

Power now has filed a countersuit arguing, inter alia, that Facebook unduly restricts subscribers’ access to their personal information items when it prevents them from using it as they want (including through the tool offered by Power, of course). Moreover, Power.com proclaims the absolute right of the internet users on its own content, including personal profiles, messages, media, and other contact information as well as the right to access, disseminate, transfer or aggregate such content on any platform, or authorize third parties to do it for them (and such third party could be Power, just as obviously).

In short, dear reader, two commercial companies are preparing to fight in the judicial arena, each as champion for our fundamental rights of cybercitizens.

Questions: Who authorized such third parties to defend our rights on our behalf?

Since, apparently, this is about our rights, will the judge ask our opinion about it? Or in other words, who represent us, the users courted for our patronage and our personal information?

What will happen to our rights if our two champions decide to a settlement, away from the judge’s scrutiny, or even to a confidential agreement away from our own knowledge?

A story to follow…

Sources: The Washington Post, Justice News Flash.comTablette d'écriture cunéiforme

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