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Résistances au féminin plurielS'abonner
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Pourquoi pas un poème, valable toute l'année?
Bonne fête, les femmes!
Sur toute la planète, pour la centième fois,
Ce samedi, les femmes se sont fêtées,
Sans complexes et avec raison,
Car c’est seulement unies que nous vaincrons.
Trop des nôtres se font encore opprimer,
Abuser, battre et exploiter,
La plupart sont sous-payées,
On est encore loin de l’égalité!
Le thème de cette année,
C’est : «L’autonomie économique des filles,
Une force collective», conclusion logique,
Garantie de prospérité qui profiterait à toute la collectivité.
Salaires minimums, imparités flagrantes, emplois précaires,
Aînées et aidantes naturelles isolées, mères courageuses,
Éducatrices, servantes laborieuses, caissières, ouvrières,
Infirmières et secrétaires, la plupart sont toujours sous-payées.
Comme élues aussi, nous représentons seulement un quart des gouvernants,
Ce n’est pourtant ni le don de la parole, qui nous manque, ni le bon jugement,
Ce qui nous ostracise et nous freine le plus souvent,
C’est le choix d’élever, en premier, correctement nos enfants
Qui pourrait nous blâmer de savoir aimer,
bien trop, parfois?
Sûrement pas nos petits,
Encore moins nos compagnons ou maris,
Qui en profitent largement.
Mais que nous restera-t-il quand,
Encore trop souvent, poussés par le démon du midi,
Ils se tournent vers une autre, plus jeune et plus fringante?
Des enfants déboussolés, une femme et une famille brisées…
Hélas, dans cette vie, rien n’est garanti,
Plus rien n’est sacré, c’est au plus fort la poche,
Mais le plus souvent, celle des mâles sont les plus grosses,
Et la plupart, sauf exception, s’en tirent bien mieux que nous.
Mais, douce vengeance de la nature, les problèmes de «poches slaques»,
En achèvent plus d’un, alors les sacoches font la fête,
Mettent des chapeaux rouges ou mauves, voyagent, vont danser,
Et vivent en moyenne, dix années de plus qu’eux!
Sans rancune, les gars, car dans le fond,
Nous vous souhaitons à tous le don de la reconnaissance,
Et qu’au-delà de nos différences,
Un jour pour de vrai, nous nous équivalions !
Pour défendre tout cela,
Il n’y a que de bonnes raisons,
Ce qui n’enlève rien, au contraire,
Ni à la magie de l’amour, ni à la passion!
Anny Schneider, femelle culottée, Shefford,
À l’occasion de ce 8 mars 2008 et après…










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