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Beyrouth, 6dB undergroundS'abonner
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Beyrouth... six décibels sous terre
Un pays en guerre fait couler aussi inutilement parfois l’encre que le sang. Clairement, la ville n'avait pas besoin de 2 autres « documentaristes » pour faire et défaire le portrait de ses musiciens. Nous avons tenté d’éviter les tangentes jadis vulgarisées, à savoir le constat d’après-guerre, les tensions "interreligieuses", le fracas social, les prérogatives des uns et l'assujettissement des autres...
De toute évidence, le Liban est un pays dont la fragmentation à tous les niveaux n'a pas à être endoctrinée. Nous nous sommes vite rendu compte que le noyau structurel de la scène musicale était une sorte de miroitement flou de l’aspect hétéroclite de Beyrouth. Cette ville où la vérité de l'un est le mensonge de l'autre, la réalité de l'un est la façade de l'autre. Nous avons cherché à relater, en retraite, la réalité propre de chacun. Beyrouth a besoin d'un montage... Le nôtre commence ici et maintenant.
Serge Abiaad et Philippe Tremblay-Berberi






Commentaires
Tangentes
by Marlene Sasseur
mer, 20/08/2008 - 11:17
Vous dites:
"Nous avons tenté d’éviter les tangentes jadis vulgarisées, à savoir le constat d’après-guerre, les tensions "interreligieuses", le fracas social, les prérogatives des uns et l'assujettissement des autres..."
Que vous le veuillez ou pas, les images et les sons de mosquee, le monologue de Charbel, la musique que vous cherchez a faire connaitre, ne traduisent-ils pas inevitablement un message parallele d'etat d'urgence?
Je ne pense pas qu'il faille necessairement eviter cette tangente, mais plutot eviter de chercher une auto-exclusion (non-) justifiable par la camera en tant qu'outil de camouflage (irrealisable).
Merci,
Marlene
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