Le recyclage tel qu'on le connaît (bacs verts, contenants en plastique, papier) n'a pas fait disparaître notre habitude à consommer de façon souvent outrancière. Ainsi, de plus en plus d'initiatives naissent et font apparaître un recyclage nouveau genre, qui gagne en popoularité, celui qui incite à réutiliser des objets usagés pour en créer de nouveaux. Mais en réalité, le recyclage nouveau genre nous ramène aux pratiques de nos grand-parents, que la pauvreté forçait à tout réutiliser, comme le font encore beaucoup ceux qui vivent actuellement dans des pays économiquement pauvres.
Grain de sable dans cet engrenage qui fait avancer à grande vitesse la société de consommation? Et si le recyclage nouveau genre était plutôt une façon écologique d'intégrer un peu de créativité dans nos vies? Une chose est sûre, la plupart des recycleurs extrêmes s'entendent pour dire qu'ils découvrent de véritables trésors dans nos déchets.
À Cotonou et Porto Novo au Bénin, l’arrivée massive de produits de consommation industrialisés et l’absence quasi totale de structure pour les accueillir a entraîné un amassement progressif de déchets dans divers endroits des villes. Cette situation, néfaste pour l’homme et l’environnement n’ira pas en s’amlériorant si aucune action n’est mise en place. Devant la passivité des autorités communales, des citoyens ont décidé de réagir en offrant une nouvelle vie aux déchets.
Image: Mathieu Detaille Son: Dounya François Montage: Véronique Crosset
Merci à vous deux pour vos commentaires. Je viens seulement de les voir en fait...
Pour répondre à ta question Helgi, je pense que c'est un problème hyper complexe parce qu'il renvoie à des questions encore plus larges. J'ai pu néanmoins constaté qu'il y avait d'abord un problème économique à la base. Comment mettre en place des systèmes modernes de récupération des déchets, qui coûtent énormément cher, alors qu'il y a tellement d'autres domaines à investir.
Le problème aussi est qu'autant ici, on a pu voir arriver le problème, autant là-bas, c'est un arrivé très soudainement. Ce n'est pas eux qui ont sont à la base de la production de tous ces déchets. Ils répondent souvent d'abord à nos besoins de consommation, dans le Nord. Donc, je pense qu'il faut un temps d'adaptation.
Etait également soulevés les problèmes de corruption au sein des autorités communales. Mais là, on arrive directement dans des sujets bien trop délicats.
La bonne nouvelle est que la plage de Cotonou, ou du moins, une partie, a été nettoyée depuis.
J'ai souvent la même réflexion qui me revient: «nous gaspillons et ne récupérons pas lorsque nous sommes trop riches pour le faire». Dans une grande majorité des pays dits «sous-développés», les populations font preuve d'une ingéniosité incroyable dans la récupération du moindre bout de matière ayant un tant soit peu de valeur. Dans la vidéo de Waste and the City (NY) : épisode 2, deuxième partie on voit comment dans les grandes villes, la récupération des bouteilles, pour quelques cents, est devenu un véritable métier.
Dans des pays populeux tels que l'Inde, la Chine, l'Indonésie... il y a bien certainement beaucoup de pollution et de déchets générés, mais également des mines de solutions originales encore ignorées par les gouvernements trop riches ou paresseux pour songer s'intéresser à une revalorisation qui permettrait: travail, réduction des déchets à enfouir et richesse pour une classe de population qui en a souvent bien besoin.
Encore plus d'exemples comme ceux-là SVP! Et merci Sylvie, beau témoignage!
à ne pas jeter...à récupérer...de laquelle il faut s'inspirer.
Bravo à Sylvie et toute l'équipe pour ce témoignage et ce portrait fort intéressant.
Je ne sais pas si je suis plus impressionné par l'effort de ces citoyens et citoyennes pour trouver des solutions originales afin de récupérer certaines matières ou déçu par l'absence d'installation pour mieux gérer les matières résiduelles.
Comment les autorités communales peuvent-elles être si passives alors que certains citoyens et ONG sont si actifs?
Mais les autorités sont-elles vraiment passives? Et de manière concrète, si les autorités étaient pro-actives, quelles solutions s'offriraient à eux pour gérer ces déchets convenablement... en respect avec l'environnement...et que ce soit économiquement viable?
Commentaires
Pour répondre (un peu tard...)
by Sylvie Detaille
mar, 03/02/2009 - 14:48
Merci à vous deux pour vos commentaires. Je viens seulement de les voir en fait...
Pour répondre à ta question Helgi, je pense que c'est un problème hyper complexe parce qu'il renvoie à des questions encore plus larges. J'ai pu néanmoins constaté qu'il y avait d'abord un problème économique à la base. Comment mettre en place des systèmes modernes de récupération des déchets, qui coûtent énormément cher, alors qu'il y a tellement d'autres domaines à investir.
Le problème aussi est qu'autant ici, on a pu voir arriver le problème, autant là-bas, c'est un arrivé très soudainement. Ce n'est pas eux qui ont sont à la base de la production de tous ces déchets. Ils répondent souvent d'abord à nos besoins de consommation, dans le Nord. Donc, je pense qu'il faut un temps d'adaptation.
Etait également soulevés les problèmes de corruption au sein des autorités communales. Mais là, on arrive directement dans des sujets bien trop délicats.
La bonne nouvelle est que la plage de Cotonou, ou du moins, une partie, a été nettoyée depuis.
A vous lire,
Sylvie
Le luxe de nos déchets
by Daniel Roy
jeu, 15/01/2009 - 11:32
J'ai souvent la même réflexion qui me revient: «nous gaspillons et ne récupérons pas lorsque nous sommes trop riches pour le faire». Dans une grande majorité des pays dits «sous-développés», les populations font preuve d'une ingéniosité incroyable dans la récupération du moindre bout de matière ayant un tant soit peu de valeur. Dans la vidéo de Waste and the City (NY) : épisode 2, deuxième partie on voit comment dans les grandes villes, la récupération des bouteilles, pour quelques cents, est devenu un véritable métier.
Dans des pays populeux tels que l'Inde, la Chine, l'Indonésie... il y a bien certainement beaucoup de pollution et de déchets générés, mais également des mines de solutions originales encore ignorées par les gouvernements trop riches ou paresseux pour songer s'intéresser à une revalorisation qui permettrait: travail, réduction des déchets à enfouir et richesse pour une classe de population qui en a souvent bien besoin.
Encore plus d'exemples comme ceux-là SVP! Et merci Sylvie, beau témoignage!
Daniel
Une histoire...
by helgi piccinin
jeu, 15/01/2009 - 10:52
à ne pas jeter...à récupérer...de laquelle il faut s'inspirer.
Bravo à Sylvie et toute l'équipe pour ce témoignage et ce portrait fort intéressant.
Je ne sais pas si je suis plus impressionné par l'effort de ces citoyens et citoyennes pour trouver des solutions originales afin de récupérer certaines matières ou déçu par l'absence d'installation pour mieux gérer les matières résiduelles.
Comment les autorités communales peuvent-elles être si passives alors que certains citoyens et ONG sont si actifs?
Mais les autorités sont-elles vraiment passives? Et de manière concrète, si les autorités étaient pro-actives, quelles solutions s'offriraient à eux pour gérer ces déchets convenablement... en respect avec l'environnement...et que ce soit économiquement viable?
Question totalement naïve...mais est-ce possible?
Helgi
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