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Barack Obama est devenu le 20 janvier dernier,  le 44i ème président de l'histoire des États-Unis, et plusieurs personnes qui ont été insatisfaites des décisions politiques des huit dernières années, voient en lui un vent de fraîcheur, comme ça a sûrement été le cas lors de l'élection du président John F. Kennedy en 1960, et elles croient que sa présidence permettra de changer positivement les choses et de façon permanente. Et on commence déjà à en voir les effets de son élection, je me souviens d'avoir entendu à la radio il y a à peine quelques mois, l'ancien premier ministre du Québec Bernard Landry qui se trouvait en Europe (je ne me souviens plus exactement si c'était à Paris où en Allemagne), et qui répondait aux questions des animateurs, et qui leur disait que les américains commençaient à nouveau d'avoir une meilleure image en Europe.

 

Ce qui est en soi pour les américains une excellente nouvelle, les États-Unis en avaient vraiment besoin, surtout après huit ans de pouvoir de Bush, où ce dernier avait forcé la main à bien du monde en leur disant, au lendemain du 11 septembre, «Vous êtes avec nous, où vous êtes contre nous».

 

Mais je ne peux m'empêcher de me demander jusqu'à quel point Obama gagnera son pari, avec son vent de changement. Ce dernier reconnaît lui-même, qu'il ne réussira pas à tout changer pendant un premier mandant et peut-être même lors d'un deuxième mandat, et la crise financière qui secoue les États-Unis ne lui permettra sûrement pas de pouvoir aller aussi loin qu'il ne le souhaiterait.

 

Il avait promis aux américains une meilleure couverture médicale pour les américains, ce qui n'est pas négligeable, considérant que sous l'administration Bush, le nombre d'américains qui étaient couverts par une assurance collective n'a cessé de diminuer.

Dans la guerre américaine au terrorisme, Barack Obama avait promis à la grande joie des familles des soldats américains, de sortir les militaires américains d'Irak, mais en réalité c'est juste pour avoir plus de soldats disponibles pour aller combattre les Talibans en Afghanistan, ce qui va vraisemblablement contribuer seulement à prolonger une guerre qui selon certains généraux, ne peut être gagnée, et qu'il vaudrait mieux négocier avec les talibans, et il ne faut pas oublier que le président Obama a même déjà préconisé, que les États-Unis devraient «violer» le territoire pakistanais, pour s'en prendre aux talibans qui y ont trouvé refuge, et à peine quelques jours après être devenu le locataire de la Maison blanche, les américains bombardaient à l'aide de drones lancés de l'Afghanistan, certaines cibles situées au Pakistan sans que personne ne s'indigne de la situation.

 

D'autres signes peuvent laisser songeur lorsqu'on parle des politiques d'Obama, il a donné des postes à des gens qui sont plus à droite que lui, on a qu'à penser en politique extérieure, dont le dossier a été attribué à l'ancienne première dame des États-Unis Hillary Clinton qui est en faveur de la guerre contre l'Irak, alors qu'Obama lui-même était opposé à toute incursion américaine en sol irakien. De plus, il a décidé de garder comme secrétaire à la défense Robert Gates, qui avait été nommé secrétaire à la défense par Georges W. Bush, lorsque Donald Rumsfeld avait remis sa démission au lendemain de la défaite républicaine lors des élections de mi-mandat en 2006.

 

Malgré tout cela, il faut reconnaître, que Obama commence déjà à appliquer certaines de ses promesses politiques, dont l'une d'elles consiste à fermer Guantanamo, même si on ignore toujours ce qu'il va arriver des prisonniers, et on peut peut-être même rêver et croire que sous le règne Obama, il y aura un assouplissement entre Washington et Cuba qui vit depuis plus de 40 ans un embargo jugé illégal par la communauté internationale.

 

Il reste à voir combien de temps durera la lune de miel entre le peuple américain et Obama, ce dernier devra aux cours des prochaines semaines s'attaquer à de sérieux problèmes économiques, et rien ne dit que les parlementaires américains auront une oreille attentive, puisque plusieurs sont opposés à donner  de l'aide économique à des entreprises qui connaissent des ennuis, préférant laisser les lois du libre marché pour régler les problèmes, et Obama devra également jongler avec les problèmes que Bush a rencontrés avec l'Iran et la Corée du Nord.