Un projet privé d'entrepreneuriat social à Montréal mené par Annie Parent, écoconsultante en industrie alimentaire, remporte 2 500 $. Ce projet vise à aider l'industrie alimentaire à se réinventer, afin d'en arriver au «zéro rejet». Annie Parent nous dit qu'en période de crise, l'entreprise qui sera carboneutre et se dotera de sa propre politique de développement durable améliorera sa rentabilité et sa compétitivité. Annie se propose de sensibiliser les entreprises de transformation alimentaire au développement durable de leurs activités.
En 2009, d'autres jeunes entrepreneurs nous inspirent de belle façon. Les Urbainculteurs (OBNL) de Québec, dont le responsable est le biologiste Simon Lepage, sont les grands gagnants du concours 2009 À go, on change le monde!. Ils reçoivent 5 000 $ pour ramener le jardinage en ville et favoriser l'installation de toitures et de murs verts sans que les citoyens aient besoin de procéder à de coûteux travaux d'infrastructures. Leur projet a pour objectif de réduire l'effet des îlots de chaleur urbains efficacement et à moindres coûts.
Finalement, la coopérative de travailleurs Café-bistro culturel à Saint-Mathieu-du- Parc en Mauricie, représentée par Catherine Beaudoin, obtient une bourse de 2 500 $. Également soutenu par les membres du groupe Tricot Machine, Catherine Leduc et Matthieu Beaumont, ce café-bistro culturel coopératif a pour mission sociale d'offrir à la communauté un lieu de rassemblement, d'éducation et de création. Il propose notamment un menu santé raffiné, élaboré à partir de produits locaux et équitables qui soutiennent l'économie locale ainsi que le développement durable.
La Caisse d'économie solidaire Desjardins est cofondatrice avec l'Institut du Nouveau Monde du programme À go, on change le monde ! « La Caisse contribue ainsi à l'éclosion dune nouvelle génération d'entrepreneurs en économie sociale en faisant découvrir les formes d'entrepreneurship coopératif et associatif », souligne avec fierté Paul Ouellet, coordonnateur général de la Caisse d'économie solidaire Desjardins.
Pour ce faire, la Caisse entend soutenir la formation, le réseautage et le mentorat dune centaine de jeunes. Pour l'instant, 112 jeunes, âgés de 18 à 35 ans participent au programme À go, on change le monde ! L'appui financier de la Caisse d'économie solidaire Desjardins est un exemple parmi tant d'autres de la manière originale dont la Caisse utilise ses excédents pour œuvrer au développement collectif plutôt que de distribuer des ristournes individuelles à ses membres.
« La durabilité depuis 38 ans d'une institution comme la nôtre passe par la clarté du projet de transformation sociale qu'elle s'est donnée. Avant même de se concevoir comme un outil de financement, la Caisse déconomie solidaire se positionne comme un levier de développement économique et social » ,précise son coordonnateur général Paul Ouellet.
Solidaire, notre caisse l'est avec ses 11 735 membres, dont 9 041 individus et 2 694 entreprises. Elle est aussi solidaire avec celles et ceux qui participent à l'action associative et citoyenne, à l'action syndicale, à l'action coopérative et à l'action culturelle dans une perspective de développement local, socialement responsable et durable. Au 31 décembre 2008, avec un volume d'affaires de 914 millions de dollars, la Caisse a versé plus dun million de dollars provenant de son Fonds d'aide au développement du milieu pour le bénéfice de l'économie sociale et solidaire au Québec.
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