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Sylvie Van BrabantS'abonner
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Biographie de Sylvie Van Brabant
Sylvie Van Brabant est originaire de Saint-Paul, en Alberta. Après des études en sciences politiques et en psychologie, elle joint d'abord l'organisme Jeunesse Canada Monde et siège à son conseil d'administration. En 1977, elle s'établit au Québec et s'intéresse aux médecines alternatives, principalement en ce qui concerne la santé des femmes. Membre fondatrice du mouvement Naissance-Renaissance, elle exerce pendant deux ans le métier de sage-femme. Parallèlement, elle se passionne pour le cinéma et fonde, en 1984, Les Productions du Rapide Blanc avec le caméraman et réalisateur Serge Giguère. En 1981, elle réalise Depuis que le monde est monde, un documentaire sur les pratiques d'accouchement au Québec. Suivent Le doux partage (1983), traitant de l'allaitement maternel, Nuageux avec éclaircies (1987), MénoTango (1987), deux films sur la ménopause, puis Remous (1990), long métrage sur le thème de la guérison individuelle et collective chez les femmes. En 1991, ce film reçoit le Prix du meilleur documentaire au festival Silence elles tournent. Elle réalise ensuite Quelle pilule! (1991), traitant de la surmédicalisation chez les femmes âgées, Mon Amour My Love (1994), abordant la réalité des couples anglo-francophones au Canada, The Last Trip (1995), un documentaire plusieurs fois primé racontant l'histoire troublante de trois jeunes ayant conclu un pacte de suicide, Seul dans mon putain d'univers (1997), un documentaire marquant qui traduit avec force la réalité d'une jeunesse piégée par la violence et Arjuna (1999), touchant portrait d'un peintre trisomique qui reæoit un accueil chaleureux du public.
En tant que productrice, on lui doit Oscar Thiffault (1988), Le roi du drum (1991) et 9, Saint-Augustin (1996), trois documentaires de Serge Giguère. Chacun de ces trois films a reæu le prix André-Leroux à différentes éditions des Rendez-vous du cinéma québécois. Elle produit également Baby Business (1995) de Judy Jackson et Le trésor archange (1996) de Fernand Bélanger.
Un Everest de l'intérieur (Prix Galaxi 2001, Grand Prix documentaire, Festival Autrans), sa dernière réalisation, nous révèle l'expérience de quatre hommes partis à la conquête de l'Everest sans oxygène et sans sherpa. Fidèle à son approche intimiste, le regard qu'elle pose sur ces hommes nous permet de découvrir ces héros modernes dans leur quête personnelle. Elle vient tout juste de nous livrer sa dernière réalisation; Sur les traces de Riel, un documentaire provocant et touchant qui revisite l'histoire de Louis Riel à travers les yeux du compositeur musical Normand Guilbault et d'une vieille Métisse, Rose Fleury.
Les Productions du Rapide Blanc, reconnues pour leurs documentaires d'auteur, nous ont donné en 2002 Rivières d'argent et Squat! , ce dernier a remporté deux prix au Festival Hot Docs de Toronto 2002 : celui attribué à la meilleure réalisation pour un long métrage et le prix Humanitaire. Avec ces dernières productions, Sylvie Van Brabant maintient sa vision, qui est de produire des films marquants portant un regard profond sur des questions sociales importantes de notre époque.





Commentaires
Vieillissement et passage - Message pour Sylvie Van Brabant
by Sylvie Lavoie
mar, 01/12/2009 - 20:55
Bonjour,
J'aimerais suggérer un sujet: le vieillissement de la population qui est une situation mondiale.
L'âge d'or est déjà atteint par une grande partie de la population et celle-ci est de plus en plus consciente et éveillée.
Une amie représentait un organisme pour de l'accompagnement en fin de vie à une résidence lorsqu'elle s'est fait demandé par l'infirmière en chef si elle pouvait venir répondre aux questions des résidents sur la mort, car de plus en plus les gens la questionnait à ce sujet.
J'ai approché Lise Thouin qui a accompagné des jeunes en fin de vie à Ste-Justine pendant une vingtaine d'années et elle comprend bien le sujet. Par contre, nous nous sommes demandées comment arriver à faire tomber le tabou de la mort. Les gens âgés voient de plus en plus des leurs faire le passage et souhaitent discuter du sujet.
Y a t'il une place pour la parole citoyenne à ce sujet ? Les enfants des aînés ne savent pas plus comment vivre le passage de leurs parents, ils ne sont donc pas en mesure de répondre à leurs attentes de réconfort, de compréhension. Le personnel hospitalier non plus n'est pas totalement outillé à ce sujet.
Je vous rappelle qu'il s'agit d'une situation mondiale. Un film bien fait pourrait être utile autour de la planète...l'art au service de l'humain.
Merci de m'avoir lu.
Sylvie Lavoie
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