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Il fallait être à la mosquée de Côte-des-Neiges ce jeudi soir, 27 janvier, pour saisir toute l'importance que revêtait la controversée élection irakienne pour les expatriés qui vivent à mille lieues de chez eux. Mise à part la voix du candidat de la liste 169 qui s'exprimait directement d'Irak, et que l'on avait amplifié à l'aide de haut-parleurs pour que tous puissent écouter son compte rendu, on aurait pu entendre une mouche voler. Une mouche et quelques bambins qui s'amusaient en courant partout...

C'est ainsi qu'a débuté mon périple dans de la communauté irakienne de Montréal. Ensuite, samedi, j'ai accompagné Amar, un jeune homme de 26 ans, et sa famille qui, à bord de leur voiture, ont pris la route pour Ottawa. Ils avaient déjà effectué le même trajet la semaine précédente afin de s'inscrire sur la liste électorale. Dimanche, je me joindrais à tout un groupe qui, réparti dans trois autobus, se rendrait dans la capitale nationale pour les mêmes raisons. Aller avec les femmes, retour avec les hommes. Dans tous les cas, des chants et encore des chants, des boissons, des bonbons... La joie était au rendez-vous.

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