Texte publié dans le site de La Tribu du Verbe


Loto-Québec a donc décidé de déménager et d'agrandir sa principale pompafric, le Casino de Montréal, au bassin Peel du Canal Lachine, à la limite de Pointe Saint-Charles et du Vieux-Montréal [1]. Dans le débat médiatique qui s'est engagé, les voix qui se font entendre le plus fort sont celles qui réduisent la complexité des enjeux à quelques traits simplistes : pour les uns, ce déménagement est la locomotive du re-développement d'énormes friches industrielles et la condition nécessaire à tout projet ultérieur [2]. Pour d'autres, cela signifie une augmentation presque automatique du jeu compulsif et de la criminalité [3]. Mais les choses ne sont pas aussi simples et c'est un impératif démocratique que de les exposer de façon nuancée.

« Je ne chante que pendant une heure et demie. Les gens doivent pouvoir retourner au casino pour perdre de l'argent...»- Céline Dion à propos de son spectacle à Las Vegas, 2004.

« Je n'associerai jamais le Cirque du Soleil avec une entreprise qui n'a pas de conscience sociale. »- Guy Laliberté, P.-D.G. du Cirque, à la conférence de presse annonæant son partenariat avec Loto-Québec le 22 juin 2005.


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