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Cinéfiche du film Au nom de la mère et du fils
Dans un monde où la surenchère médiatique a souvent tendance à privilégier les portraits grossiers plutôt que les tableaux complexes, Au nom de la mère et du fils fait figure d'exception. Ce film nous plonge en plein coeur du quartier Saint-Michel, à Montréal, où l'on suit les pas de deux jeunes québécois d'origine haïtienne dans leur quête d'espoir et de liberté. Alors que leurs parents ont quitté Haïti pour venir s'installer au Canada et tout recommencer à zéro, James et Le Voyou cherchent eux aussi, chacun à leur façon, à prendre leur envol.
James fait la collection de « petits bonshommes », qu'il confectionne lui-même à l'aide de fils électriques ramassés ici et là. S'il a encore un coeur d'enfant, il doit maintenant faire face à des responsabilités d'adultes et se trouver du travail, car il sera bientôt papa. De son côté, Le Voyou se passionne pour la musique hip-hop; il a pris ce surnom, Le Voyou, comme un fardeau qu'il porte sur ses épaules pour combattre les préjugés dont les jeunes de son quartier sont victimes. En filigrane, une voix tel un ange gardien leur chuchote en créole les paroles de générations de femmes haïtiennes qui ont de tout temps lutté pour le bonheur de leurs familles.
Leur foi en la vie et leur espérance en l'avenir, James et Le Voyou les doivent d'abord à leurs mères, immigrantes de première génération qui ont tout sacrifié pour leurs enfants. James et Le Voyou en parlent avec respect et admiration : plus que des mères, ce sont des combattantes qui ont réussi à leur transmettre la force de vaincre les préjugés et le désir de bâtir un monde meilleur. Au nom de la mère et du fils est un cri du coeur de deux jeunes hommes pour leurs mères, de même qu'un récit sensible qui combat avec intelligence les préjugés qui collent injustement à la peau des jeunes d'origine haïtienne du quartier Saint-Michel.



















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