Pouvoir réaliser ses rêves, ensemble. L'exemple de la coopérative Nuevo Horizonte au Guatemala.
La guerre civile au Guatemala tua environ 200 000 personnes en 36 ans, la plupart de nations indigènes. Elle déplaça plus de 1 million de personnes dans les zones frontalières et en poussa d'autres à émigrer. Heureusement, la signature des Accords de paix survint en 1996. La plupart des habitants de la communauté Nuevo Horizonte ont participé à la lutte armée contre la dictature qui sévissait au Guatemala. Arrivés à Peten, ils trouvèrent une terre aride et inhospitalière, où ils y vivaient dans une extrême pauvreté.
Nuevo Horizonte c'est la volonté d'une centaine d'ex-guérilleros de vivre ensemble selon leurs rêves. Avec des projets de pisciculture, d'agriculture, de reforestation jusqu'à l'écotourisme, en passant par des projets qui naissent sur les bancs d'école, leur coopérative est devenu un symbole d'alternative de la résistance.
Le Comité contre l'impunité au Guatemala a été fondé dans la foulée du lancement du film documentaire « Le pays hanté », de Mary Ellen Davis, qui trace les grandes lignes du destin de Mateo Pablo, survivant du massacre du village de Petanac, le 14 juillet 1982. D'abord chargé d'organiser la tournée de Mateo Pablo dans l'ensemble des provinces canadiennes (en collaboration avec le GCSN, Guatemala Canada Solidarity Network), le Comité a maintenant pour objectif de lutter contre l'impunité au Guatemala par divers moyens tels : information du public, actions urgentes, dénonciations, etc. Il travaille en ce moment sur une requête aux autorités canadiennes pour qu'elles acceptent d'incriminer les auteurs d'exactions commises au Guatemala durant la guerre, tant les auteurs physiques que les auteurs intellectuels.