Fermer

Oublié?

courage44

Portrait de courage44
Intérêts: Santé
Biographie:

Bienvenue à tous et à toutes,

Je m'appelle Claire et j'habite à Thetford Mines. J'ai 57 ans et je suis la soeur de six frères et la mère de quatre fils. J'enseigne d'habitude le français et l'anglais (langues secondes)  conversation aux adultes. Cet espace-lien est le seul que j'aie commencé. Je compte m'ouvrir un blog cette année pour pouvoir parler de la psychiatrie en milieu anglophone (pour un québécois) et en milieu francophone.

Je m'intéresse beaucoup au suicide et à cette problématique. J'ai mes opinions sur le sujet puisque je suis une survivante de la bio-psychiatrie et que je suis membre de mindfreedom.org. Un ONG dont le siège social se trouve à Eugene en Oregon et dont le fondateur est David Oaks. Je devrai renouveler ma carte-membre bientôt...

Je trouve dommage le fait de ne pas avoir rencontré qui que ce soit encore ici au Québec qui s'est remis sur pied (ou sur tête)...et qui est debarqué du système de soins psychiatriques. Je ressens cet isolement de n'avoir que le web pour communiquer.  Je suis contente d'amorcer une démarche en joignant ce site.

J'ai habité en Nouvelle-Écosse de 1979 à 2006. Je me suis ré-établie ici au Québec depuis février 2008 dernier. Je me sens comblée d'être revenue dans ma mère-patrie et de rejaser en français.

Je me suis sevrée de tous mes meds psychiatriques depuis mars 2005. J'aurai été "usagère" (cliente, patiente, etc) du 16 octobre 1995 à mars 2005 en psychiatrie en Nouvelle-Écosse. Mon sevrage s'est déroulé sans supervision médicale et je me suis complètement isolée pendant quelques mois pour réaliser ce but. La raison de mon isolement pour mon sevrage était toute simple : je savais pertinemment bien selon mes lectures sur le "comment se sevrer de mes meds"...que j'allais me replonger dans un enfer et que j'allais peut-être m'effondrer et je m'étais promis de ne plus jamais remettre les pieds dans une aile psychiatrique car les conséquences d'y avoir mis les pieds et l'âme, m'ont été désastreuses, catastrophiques et destructrices.

J'avais une thérapeute et un psychiatre traitant mais...j'ai dû me battre contre des pensées suicidaires quotidiennement pendant maintes semaines et je savais que si j'avais le malheur d'en parler à qui que ce soit, même un proche ou ma thérapeute, on allait m'embarquer dans la "nuthouse" de Dartmouth, N.-E., terme que les gens de cette province utilisent encore de nos jours...et d'après la loi en santé mentale...quand on devient une menace pour soi-même, on est condamné à se faire enfermer et...cette stigmatisation de la psychiatrie prévaut envers et contre toute autre autorité, même le clergé ou un juge des cours civiles.

Je n'aurai fait qu'une seule tentative de suicide le 16 avril 2005 et m'en suis sortie incroyablement bien. J'ai dû me ramasser pendant quelques jours après mon réveil, un peu déçue d'être encore de ce monde mais réalisant que j'avais encore un tas de réflexions à partager sur mon expérience de vie. Curieusement cette seule tentative de suicide, je l'ai preparé heureuse de disparaitre, parce que "insignifiante" dans un système familial et social dépourvus de sens, à cette époque, isolée et sans soutien et depuis l'enfance, abusée sexuellement, etc.

Un jour lorsque je terminerai mes études collegiales et que je saurai mieux structurer mes idées, j'aimerais écrire mon auto-biographie, celle d'une fille ayant vécu avec 12 hommes, incluant mon père et mon mari, mes six frères et mes quatre fils et avec une mère victime d'électro-chocs dans les années 50s.

Je suis aujourd'hui en exil au Québec, décimée de mes patrimoines, (matrimonial et d'origine) de mes liens affectifs d'antan,  mais comblée par la vie simple que je mène loin de mes souvenirs, affublée de "folle du logis". Je respire enfin la beauté de cette vie, ayant eu une seconde chance de me refaire un nid, un pied à terre, un nouvel environnement en reprenant racine avec un dossier vierge d'estampille psychiatrique, ici ou personne ne me connaît en Chaudieres-Appalaches.

J'ai très hâte d'échanger et aussi d'en écouter d'autres partager leurs dilemnes, leur exil intérieur bénéfique parfois quand tout se transforme sans écho vide. Je me sens riche d'être entourée encore de trois fils sur quatre et d'un frère sur six, sans attentes mais avec la conviction profonde qu'il me reste des racines qui n'ont pas subi trop de séquelles de mon temps de panique qui aura duré le temps d'une "zombitude" aux meds psychiatriques.

La justice réparatrice n'existe que pour ceux et celles qui ne peuvent se payer rien de mieux que de courber l'échine, en acceptant l'horreur de l'avortement post-natal, de leur esprit et de leur émerveillement de courte durée.

Je suis une survivante d'un système construit à partir de professions, de gens qui professent leurs rapports écrits sans l'ombre d'une remise en question et qui sont garants de protéger la normalité de la société et de la famille prise de panique elle aussi, lorsque quelqu'un ou quelqu'une ose parler profondément de leurs expériences traumatisantes parfois même induites par un thérapeute zélé. Ce fut mon cas mais je n'ai aucune statistiques de la fréquence de ce phénomène.

Le réseau de ce site m'est totalement inconnu mais je rêve d'aider ceux et celles qui cherchent des réponses tout comme moi. Je rêve de devenir avocate, je rêve de créer une Fondation nationale pour la Justice des moins écoutés et des moins entendus, surtout des médicamentés de notre fleuve social (les psychiatrisés, les gens du 3e âge, les autistes, et par surcroit, les enfants dérangeants des salles de classes, avec le déficit d'attention et qui seront éventuellement diagnostiqués pour la plupart, bipolaires)

Jim Gottstein, (psychrights.org) un avocat d'Alaska m'inspire et m'émeut. Lui aussi un ex-diagnostiqué bipolaire...

L'aide juridique n'est qu'une hiérarchie basse de moindre pouvoir, de moindre trempe...Les avocats n'ont pas autant de pouvoir que les juges et mon espoir en une société plus juste se trouve dans l'esprit de ces derniers car je les ai vus à l'oeuvre maintes fois.

On tente de soulager les cas de peu d'intérêt, de ceux-là qui ressentent un débordement. Je m'intéresse donc aux stigmatisés de notre société, tels ceux et celles enterrés dans un cimetière de l'hôpital psychiatrique de Penetang près de Midland en Ontario. Plus de 300 inconnus, oubliés de leur famille et de la société. Tristement tels les soldats inconnus des deux grandes guerres. Des victimes sacrifiées pour apaiser les familles, telle la mienne d'origine patriarchique tout comme la psychiatrie.

J'ai une vision, un tas d'infos mais aucune connection avec mon Québec natal jusqu'à présent excepté l'intro avec la RRASMQ, wow! Je me croise donc les doigts...et les bras.

Je m'arrête donc sur ce, car j'ignore le nombre de mots auxquels j'ai droit.

Salutations et merci de m'avoir lue, je l'apprécie grandement,

Claire Longpré

clairelongpre@hotmail.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Envoyer un message à courage44 :
Vous devez fournir une adresse e-mail valide pour pouvoir contacter les autres utilisateurs. Veuillez mettre à jour vos informations personnelles et essayer plus tard.

Les contributions de Claire Longpre

Collaborer

Un texteUne photoUn fichier audioUn film

Collaborer en soumettant vidéo, photo, fichier audio, texte, hyperlien, sujet de dossier.